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Miramichi, New-Brunswick

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Le Sanitary Shellfish Project a pour but d'améliorer la qualité de l'eau pour la pêche aux mollusques et crustacés dans l'estuaire de la rivière Miramichi en identifiant les sources de pollution et en mettant en place des mesures correctives.

Le projet s'applique particulièrement à une zone de 34 km2 de l'estuaire qui au total couvre 300 km².

Le projet sur la surveillance sanitaire des mollusques et crustacés (en anglais Sanitary Shellfish Project) du Miramichi River Environmental Assessment Committee (MREAC) pourrait stimuler l'industrie des mollusques et crustacés, dont les retombées sont évaluées à plusieurs millions de dollars.

Le MREAC a élaboré ce projet pilote de SIG afin d'améliorer la qualité de l'eau pour la pêche aux mollusques et crustacés. Ce projet a permis d'identifier et de mettre en place des mesures correctives pour les sources de pollution dans une zone de 34 km2 de la rivière Miramichi. À la suite de résultats préliminaires encourageants, le MREAC a ouvert une zone de 15 km2 à la pêche aux mollusques et crustacés.

" Pour les mollusques et les crustacés, la qualité de l'eau doit être exceptionnelle ", indique Harry Collins, directeur général du MREAC. La qualité de l'eau, la taille des huîtres et des palourdes pêchées doivent respecter les normes environnementales établies par le gouvernement canadien. C'est pourquoi le MREAC s'est engagé à échantillonner l'eau, à surveiller les stocks de mollusques et crustacés et à cartographier les zones pour identifier les sources de pollution.

La région ciblée représente une bonne zone de croissance pour les huîtres qui constituent un produit de qualité supérieure dans l'industrie des mollusques et crustacés. Ce projet pourrait donc générer d'importantes retombées économiques. " L'estuaire de la rivière Miramichi couvre plus de 300 km2 ", explique M. Collins. " Mais même avec une zone de 34 km2 ouverte à l'exploitation, les concessions attribuées sont de l'ordre de 15 à 20 hectares; ce qui représente un potentiel économique intéressant! "

Les principales sources de pollution de l'eau proviennent du traitement inefficace de l'eau potable et des eaux d'égout, de bateaux mais aussi de contaminants terrestres qui s'échappent de fosses septiques déficientes. " La station d'épuration des eaux usées située au nord de la municipalité de Miramichi vient tout juste d'être modernisée. Depuis, nos échantillons montrent une nette amélioration en amont de la zone de mollusques et crustacés ", explique M. Collins. La première cellule de la nouvelle station d'épuration des eaux au sud de la municipalité devrait être mise en marche bientôt, cela réduira également les contaminants en amont.

" Ces données nous incitent à tout mettre en oeuvre pour éliminer les contaminants terrestres venant des fosses septiques déficientes ou à régler tout problème en périphérie des zones ciblées ", note M. Collins. Par exemple, le MREAC appuie un programme de gestion appelé " Living by Water " qui encourage les propriétaires de chalet à laisser croître la végétation naturelle afin de stabiliser les berges et de créer une zone tampon. Cette action permet non seulement de réduire l'érosion, mais également de filtrer de façon naturelle une certaine quantité de contaminants.

Daryl Sullivan, technologue en environnement du MREAC, a reçu une formation en SIG. " Je ne possédais aucune notion de base. Au début, ce fut un peu difficile, c'était comme apprendre une nouvelle langue ", explique-t-il. Le Programme des collectivités durables de GéoConnexions a contribué à la formation de M. Sullivan ainsi qu'à l'achat de matériel informatique et de données. À titre de partenaire du MREAC, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a offert gracieusement les couches de données cartographiques. " Sans cette aide, nous aurions dû acheter chacune de ces couches ", indique M. Collins.

Le MREAC reconnaît également la part d'un partenaire de longue date dans le succès de ce projet. En effet, la Coalition pour la viabilité du sud du golfe du Saint-Laurent a encadré M. Sullivan lors de sa formation en SIG. " Nous travaillons avec la Coalition depuis sa création. Nous espérons poursuivre cette étroite collaboration dans le cadre du projet sur le bar d'Amérique; cette espèce constitue un enjeu crucial dans le sud du golfe du Saint-Laurent en raison de la fragilité des stocks ", explique M. Collins. La rivière Miramichi constitue l'unique frayère du bar d'Amérique dans le sud du golfe.

Bien qu'ayant toujours considéré le SIG comme un outil important, le MREAC n'a compris la complexité de cet outil qu'en l'utilisant, révèle M. Collins. " Nous avons tenté un départ dans les années 1990. À cette époque, nous n'avons pas utilisé les SIG autant que nous l'aurions souhaité. " C'est la Coalition qui a fait le premier pas vers le PCD et présenté le projet au MREAC et à ses autres partenaires. Le MREAC s'est empressé de saisir l'occasion.

En plus du projet sur la surveillance sanitaire des mollusques et crustacés, le MREAC gère 21 autres programmes qui vont de la surveillance de la qualité de l'eau pour la baignade (en anglais Swim Watch) à la surveillance de l'eau et de l'air (en anglais River/Air Watch), en passant par divers programmes de gestion du flux de déchets. " Les programmes de gestion du flux de déchets nécessitent l'application de SIG, ainsi Daryl sera responsable de la cartographie pour cette campagne sur le terrain ", explique M. Collins. " Pendant de nombreuses années, nous n'avions pas les compétences ni les outils pour assurer le suivi de nos travaux sur les problèmes de qualité de l'eau. Quand ce projet s'est présenté, il nous a suffi de s'initier à la technologie du SIG et c'est le PCD qui nous a donné cette chance. "